mardi 30 juin 2015

La douleur des sentiments de Sonia Dron #44



Les rencontres fortuites réservent parfois des surprises.

C’est ce que va vivre l’assistante d’un cabinet d’avocats parisien un lundi matin en ouvrant une enveloppe par erreur. Lorsqu’elle découvre que ce qu’elle tient dans la main est un manuscrit relatant la vie d’une certaine Rose, elle est loin de s’imaginer que sa vie va prendre une autre tournure.
Nina donne alors rendez vous à l’auteur pour lui remettre ses écrits. Le moment venu, ce ne sera pas Léonard qu’elle rencontrera mais son neveu Vincent, un journaliste au chômage. Cette rencontre imprévue ne les laissera pas indifférents et la route sera semée de doutes, de mensonges, de désir, d’émotions et de trahisons.

Qui est réellement Léonard ? 
Que cache Vincent ? 
Quel lien y a-t-il entre ces deux hommes ? 

Nina, désireuse de fonder une famille avec Greg, sortira-t-elle indemne des choix qu’elle aura à faire ? 


Merci à Sonia pour m'avoir proposer de lire son livre et de le chroniquer.

Nina Delattre est une femme qui attend constamment son copain Greg. Ils ne font rien ensemble et quand il a besoin d'elle pour la "baiser" car oui c'est ce qu'il lui fait. Il ne pense cas son plaisir. Alors quand elle tombe sur un mascruit qui ne devrait pas se trouver là elle ne pensait pas que ça aller changer sa vie.
Nina doit rejoindre Leonard Devast à une brasserie pour lui rendre son manuscrit qu'elle a reçu par mégarde. Elle s'attendait à voir un jeune homme beaucoup plus vieux celui qui est venu chercher le manuscrit est Vincent Spirozy neveu de Leonard. Vincent essai de détendre l'atmosphère entre Nina et lui. Il l'a prise entrain de lire le manuscrit et elle se sent gêné.
Vincent lui propose de lui envoyer le manuscrit par mail car elle a pas eu le temps de lire en entier et souhaiterait en savoir plus.
Nina trouve Vincent imbu de sa personne et à la limite de l'arrogance.

Greg le copain de Nina, s'intéresse plus à sa petite personne qu'à Nina. Elle essai de lui parler du manuscrit mais il ne l'écoute pas. Elle ne cesse de penser à la suite du manuscrit et regrette de l'avoir rendu avant de l'avoir lu.
Greg pense plutôt à sortir qu'à rester avec elle. Elle n'est pas à l'aise devant lui et n'a pas confiance en elle. Il le sait et fait tout pour la déstabiliser. Il n'est pas tendre avec elle et même plutôt brusque. Il lui fait faire des choses sans se préoccuper si elle aime ou pas. Elle accepte de se plier à ses désirs sans rien dire.
Elle a tellement peur de se retrouver seule qu'elle accepte les moindres désirs de Greg, quitte à ne pas aimer ce qu'il lui fait. Elle a déjà vécu ça et ne veut pas le revivre. Nina est très naïve. Mais sa rencontre avec Vincent va la faire revivre.

Après une mauvaise rencontre et des évènements qui lui sont retombés dessus Vincent a été licencié et il sait retrouvé au chômage. 
Il y a quelque chose en Nina qui lui plaît et il espère la revoir.
Louise la soeur de Vincent est un personnage qui m'a fait beaucoup rire, une vrai pile électrique qui ne mâche pas ses mots.
Vincent est un vrai tonton gâteau pour ses neveux et nièces.
Découvrir qui est léanard mais bien fait rire.

La relation au début entre Vincent et Nina est plutôt explosive et m'a beaucoup amusé entre la lourdeur de Vincent qui essai de détendre l'atmosphère et Nina qui prend tout au premier degrés. Cependant Vincent va s'engager dans un mensonge et il va avoir du mal à s'en sortir. Il va s'enfoncer un peu plus dans son mensonge.
Ils vont se revoir plusieurs fois et un début de complicité va naître entre eux. Nina va se lâcher avec Vincent.
Vincent peut se montrer chaleureux, serviable et gentleman quand il veut.

Tout au long on va suivre l'histoire des personnages du manuscrit qui sont Rose et Jon. Ils arrivent à se reconstruire ensemble, à se découvrir chacun grâce à l'autre. C'est vraiment agréable à lire. On cherche à savoir ce qui se cache derrière Vincent ainsi que de même pour les personnages du manuscrit.
Vincent est quelqu'un  qui aime bien taquiner et il aime les femmes et il ne sait pas leur résister ça c'est sur. Il est un vrai Don Juan. Il sait mettre les personnes à l'aise ou pas. Il fait des remarques sur tout, on ne doit pas s'ennuyer avec lui.
C'est une  jolie romance avec un peu de piment comme il faut. Ce livre se lit très facilement, je l'ai lu en une seule fois. L'auteur a une plume très fluide. Les chapitres sont court, donc on ne les voit pas passer.
Le fait d'avoir quelque passage du manuscrit et comprendre d'où venait cette histoire m'a beaucoup plu. On ne s'ennuie pas une seconde, il y a toujours quelque chose qui se passe au détriment Vincent et Nina.
L'amour n'est jamais facile et assumer ses sentiments face à la personne qu'on aime non plus. Certains choix sont difficiles à prendre mais par amour on est prêt à tout, il faut juste se lancer et des fois ça vaut la peine de prendre des risques. Et cette histoire nous le montre bien.

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur l'auteur sur son blog Les chapitres de Sonia.


Lorsqu’ils sortirent du bar, le vent s’était levé, les rafraîchissant quelque peu. Vincent tenait Nina par la main qui riait à gorge déployée.
— Mais qu’est-ce qui te fait rire comme ça ? demanda Vincent.
— Je ne sais pas. Je suis bien. J’ai passé une bonne soirée et pourtant je me sens tellement seule, tu sais.
Sa voix avait soudainement changé. Il s’avança vers Nina et la prit dans ses bras avec un élan naturel.
— On va prendre un taxi, je vais te ramener. Donne-moi ton adresse.
— Embrasse-moi !
— Non, répondit-il d’un ton doux, mais ferme. Il faut rentrer maintenant. Il se fait tard.
— Je ne veux pas, Vincent. Retournons danser. S’il te plaît, supplia-t-elle en étouffant un hoquet.
— Je pense que tu n’es pas en état. 
Il arrêta un taxi en pleine rue et communiqua l’adresse de Nina au chauffeur. Il démarra, tourna sur la droite et prit le Boulevard Sébastopol sans se préoccuper d’eux. 
— Quelle heure est-il ? demanda-t-elle, la tête appuyée sur l’épaule de Vincent.
— Trois heures du matin.
— Trois heures ! Je ne sais même pas si Greg est rentré et tu sais quoi ?
— Non, mais tu vas me le dire.
— Hé bien je m’en fous ! lâcha-t-elle dans un éclat de rire.
— Je crois que tu es fatiguée et sacrément bourrée ! J’ai gardé ton numéro de téléphone dans mon répertoire, je t’appelle demain pour savoir si tu vas bien. Ok ?
Elle acquiesça en prenant sa main dans la sienne, et sans dire un mot, sans vouloir se défaire de cette emprise, il se laissa guider. Elle embrassa les doigts de Vincent un à un et déposa sa paume sur sa poitrine. « Tu ne devrais pas faire ça », murmura-t-il la fixant à moitié gêné. Mais elle n’avait que faire de ses dires. Elle retint sa main l’engageant à rester ainsi. Lorsqu’il glissa sa main sous son cache-cœur pour presser légèrement son sein gauche, il se sentit partir. N’y tenant plus, il empoigna le cou de Nina qu’il serra légèrement. Les effluves de son parfum s’échappèrent de sa peau laissant traîner une senteur d’agrumes, de fleurs et de praline. Il mordilla timidement ses lèvres, n’osant se lâcher et dans une pulsion incontrôlable, ne refréna plus son désir de lui donner ce qu’elle voulait. Il l’embrassa fougueusement, enroulant sa langue autour de la sienne. Le bassin de la jeune femme se rapprocha de son corps. Elle murmura quelque chose d’inaudible contre sa bouche. Il ne comprit pas tout de suite les mots prononcés, mais les devina lorsqu’elle déboutonna les premiers boutons de sa chemise. Elle caressa son torse recouvert d’une légère toison brune et embrassa son cou. Il se sentit durcir sous son pantalon au contact de sa main sur sa peau nue.
— Nina arrête. S’il te plaît, soupira Vincent.
Il rejeta sa tête vers l’arrière et leva ses yeux au ciel. Il se débattait avec sa conscience ; il avait envie d’elle, mais pas comme ça, pas dans ces conditions.
— Vincent, emmène-moi chez toi.
Il se passa nerveusement la main dans les cheveux.
Résister et ne pas succomber. Il ne faut pas, ce serait profiter de la situation et je ne veux pas.

Il reprit ses esprits et répondit calmement.
— Nina, ce n’est pas raisonnable et tu dis ça parce que tu as bu. On a bu tous les deux et ce serait une erreur d’aller plus loin. Ton ami doit t’attendre à la maison.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire